Share This Post

Cambodge

Célébration du jour international de la justice de l’année 2015 au Cambodge #JusticeMatters

Célébration du jour international de la justice de l’année 2015 au Cambodge #JusticeMatters

Le 17 juillet est largement connu comme étant le jour international de la justice. Il célèbre l’anniversaire de l’adoption du statut de Rome, le traité qui a établi la Cour Pénale Internationale (CPI) en 1998.

A l’heure d’aujourd’hui, 123 pays ont signé le statut de Rome qui reconnaît l’importance et la nécessité d’une Cour Pénale Internationale indépendante et permanente. La CPI est le premier tribunal international permanent qui a la compétence pour juger les individus pour les crimes les plus graves : crime de guerre, de génocide et crime contre l’humanité.

Depuis le 11 avril 2002, le Cambodge est membre au statut de Rome, un des rares pays d’Asie à reconnaître les principes du droit pénal international. Ceci signale l’engagement du gouvernement à respecter les principes de justice protégés dans le statut.

Banner-17-July-ENG

 

Le programme Justice Matters de Destination Justice est ciblé sur le développement de la sensibilisation de la jeunesse cambodgienne à propos de l’importance de la justice. L’équipe de Destination Justice a pour mission de promouvoir et de célébrer le jour international de la justice. Un jour par an différents événements sont mis en place, pour booster les discussions autour de la justice locale et internationale. Cette année, Destination Justice  a choisi  de placer sur la scène des jeunes leaders juridiques capables de donner un second souffle au paysage de la justice internationale.

12Le 17 juillet 2015, Destination Justice avec le pôle de coopération française de l’Université Royale de Droit et Economie (RULE), a organisé un atelier encourageant les étudiants à discuter de la façon dont la justice compte pour eux. Environ 30 étudiants de différentes années et programmes se sont joints à l’événement pendant deux heures.

L’équipe de Destination Justice a d’abord donné quelques aperçus de son travail concernant l’accès à la justice et l’amélioration de l’état de droit avant d’expliquer aux étudiants internationaux et cambodgiens le sens de la journée internationale de la justice. La première partie du débat a porté sur le sens de la justice.  En réponse, les étudiants ont défini la justice comme «équité», «égalité devant la loi», «vérité», «responsabilité», «non-discrimination» et «transparence». Ensuite, une discussion a été engagée impliquant tous les étudiants sur les problèmes de la justice au Cambodge et quelles solutions pourraient être développées pour les résoudre.

L’atelier a reçu un accueil chaleureux de la part des étudiants, certains d’entre eux ont rejoint ensuite l’équipe de Destination Justice dans son nouveau café “Justice Café & Library” pour poursuivre les discussions sur #JusticeMatters.

Au cours des discussions au sujet de la justice avec des invités spéciaux, on a pu voir une petite version de l’exposition ICC #JusticeMatters. L’associé consultant de Destination Justice et ancien moniteur de AIJI, Chhaya Chhin, a tenu un exposé sur son expérience en tant qu’observateur de procès aux CETC, et a été rejoint par un de ses anciens collègues travaillant maintenant pour la Cour suprême.

Les conversations se sont  poursuivies le lendemain. Noyel Ry, responsable des affaires de défense des CETC, a discuté de la différence entre la loi “de jure” et “de facto”, c’est-à-dire la théorie et la mise en œuvre de la loi dans le contexte cambodgien. Elle a encouragé les étudiants en droit à être plus impliqués, par exemple en assistant à des procès quand ils sont ouverts au public car c’est l’un des meilleurs moyens d’observer l’application concrète de leur enseignement théorique.

Sivhoang Chea, juriste adjoint des CETC et Greffier, a d’abord expliqué la division de l’affaire 002 en deux cas (002/1 et 002/2), avant de mettre en évidence certaines procédures de la CETC telles que l’examen des témoins ou la préparation des documents légaux. Elle s’est ensuite concentrée sur le rôle de greffier dans le contexte des CETC, y compris ses interactions avec d’autres membres du personnel qui peuvent se transformer en échanges de coopération ou de discorde.

Sophary Noy, conseillère juridique pour la défense des CETC, a discuté du droit à un procès équitable en justice internationale sur la base de l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen et d’autres principes internationalement reconnus tels que le droit de l’accusé, ou la présomption d’innocence.

L’ensemble des événements a reçu un accueil chaleureux de la part des participants appréciant le fait de parler de la façon dont la justice leur importe, au sein de l’espace sécuritaire et stimulant que propose le Justice Café & Library.

Share This Post